Auteur
Claude Malleville

L’étoile De Vénus Si Brillante Et Si Belle

Que des sombres Enfers les tremblantes horreurs Viennent m’environner, les cavernes affreuses, Les fleuves ensoufrés, les âmes malheureuses, La mort, l’effroi, la peur, la rage et les fureurs, Que je sois assailli des horribles terreurs Du chien à trois gosiers, des Dires serpenteuses, Des fantômes volants et des ombres hideuses, De Titye étendu pour gémir […]

Auteur
Claude Malleville

À Une Dame Qui Lui Demandait Des Énigmes

Ma Mignonne Je vous donne Le bon jour. Le sejour C’est prison : Guerison Recouvrez, Puis ouvrez Vostre porte, Et qu’on sorte Vistement : Car Clement Le vous mande. Va friande De ta bouche, Qui se couche En danger Pour manger Confitures : Si tu dures Trop malade, Couleur fade Tu prendras, Et perdras L’embonpoint. […]

Auteur
Claude Malleville

Cloris Dont La Présence À Mes Yeux Est Si Chère

Au feu, qui mon coeur a choisi, Jetezy, ma seule Déesse, De l’eau de grâce et de liesse, Car il est consommé quasi. Amour l’a de si près saisi Que force est qu’il crie sans cesse Au feu. Si par vous en est dessaisi, Amour lui doint plus grand détresse, Si jamais sert autre maîtresse […]

Auteur
Claude Malleville

Imitation Du Cavalier Marin

Avec ses caprices, la Lune Est comme une frivole amante ; Elle sourit et se lamente, Et vous fuit et vous importune. La nuit, suivezla sur la dune, Elle vous raille et vous tourmente ; Avec ses caprices, la Lune Est comme une frivole amante. Et souvent elle se met une Nuée en manière de […]

Auteur
Claude Malleville

La Belle Matineuse

L’entendezvous, l’entendezvous Le menu flot sur les cailloux ? Il passe et court et glisse Et doucement dédie aux branches, Qui sur son cours se penchent, Sa chanson lisse. Làbas, Le petit bois de cornouillers Où l’on disait que Mélusine Jadis, sur un tapis de perles fines, Au clair de lune, en blancs souliers, Dansa […]

Auteur
Claude Malleville

Le Silence Régnait Sur La Terre Et Sur L’onde

Notre avantdernier mot serait un mot de misère, mais devant la consciencemère le tout dernier sera beau. Car il faudra qu’on résume tous les efforts d’un désir qu’aucun goût d’amertume ne saurait contenir.