Auteur
Jean-Baptiste Poquelin Dit Moliere

À M. La Mothe Le Vayer, Sur La Mort De Son Fils

Aux larmes, Le Vayer, laisse tes yeux ouverts : Ton deuil est raisonnable, encor qu’il soit extrême ; Et, lorsque pour toujours on perd ce que tu perds, La Sagesse, croismoi, peut pleurer ellemême. On se propose à tort cent préceptes divers Pour vouloir, d’un oeil sec, voir mourir ce qu’on aime ; L’effort en […]

Auteur
Jean-Baptiste Poquelin Dit Moliere

Au Roi, Sur La Conquête De La Franche-comté

Avec le même amour que tu me fus jadis Un jardin de splendeur dont les mouvants taillis Ombraient les longs gazons et les roses dociles, Tu m’es en ces temps noirs un calme et sûr asile. Tout s’y concentre, et ta ferveur et ta clarté Et tes gestes groupant les fleurs de ta bonté, Mais […]

Auteur
Jean-Baptiste Poquelin Dit Moliere

Bouts-rimés Commandés Sur Le Bel Air

C’est presque l’invisible qui luit audessus de la pente ailée ; il reste un peu d’une claire nuit à ce jour en argent mêlée. Vois, la lumière ne pèse point sur ces obéissants contours et, làbas, ces hameaux, d’être loin, quelqu’un les console toujours.