Auteur
Rainer Maria Rilke

Chaque pétale consent

Chaque pétale consent et fait dans le vent quelques pas odorants invisibles.

Auteur
Rainer Maria Rilke

Est-ce en exemple que tu te proposes?

Est-ce en exemple que tu te proposes? Peut-on se remplir comme les roses, en multipliant sa subtile matière qu’on avait faite our ne rien faire?

Auteur
Rainer Maria Rilke

Si l’on renonce à vivre, si l’on renie

Si l’on renonce à vivre, si l’on renie ce qui était et ce qui peut arriver, pense-t-on jamais assez à l’instante amie qui à côté de nous fait son oeuvre de fée.

Auteur
Rainer Maria Rilke

Point de retour. Te voici

Point de retour. Te voici qui partages avec nous, éperdue, cette vie, cette vie qui n’est pas de ton âge.

Auteur
Rainer Maria Rilke

Vous encor, vous sortez

Vous encor, vous sortez de la terre des morts, rose, vous qui portez vers un jour tout en or

Auteur
Rainer Maria Rilke

Été: être pour quelques jours

Été: être pour quelques jours le contemporain des roses; respirer ce qui flotte autour de leurs âmes écloses.

Auteur
Rainer Maria Rilke

Ton innombrables état te fait-il connaître

Ton innombrables état te fait-il connaître dans un mélange où tout se confond, cet ineffable accord du néant et de l’être que nous ignorons?

Auteur
Rainer Maria Rilke

Car ce n’est pas travailler que d’être

Car ce n’est pas travailler que d’être une rose, dirait-on. Dieu, en regardant par la fenêtre, fait la maison.

Auteur
Rainer Maria Rilke
Recueil
Sonnets À Orphée

Vous Qui Jamais Ne Me Quittâtes

Vous qui jamais ne me quittâtes, je vous salue, antiques sarcophages que l’eau heureuse des jours romains parcourt en chanson pèlerine. Ou ces autres, aussi ouverts que l’œil d’un pâtre joyeux qui s’éveille, — dedans pleins de silence et de lamiers — d’où s’échappaient des phalènes enivrés ; toutes celles que l’on arrache au doute […]

Auteur
Rainer Maria Rilke
Recueil
Vergers

Vues Des Anges, Les Cimes Des Arbres Peut-être

Vues des Anges, les cimes des arbres peut-être sont des racines, buvant les cieux ; et dans le sol, les profondes racines d’un hêtre leur semblent des faîtes silencieux. Pour eux, la terre, n’est-elle point transparente en face d’un ciel, plein comme un corps ? Cette terre ardente, où se lamente auprès des sources l’oubli […]

Auteur
Rainer Maria Rilke
Recueil
Sonnets À Orphée

Un Dieu Le Peut

Un dieu le peut. Mais comment, dis, l’homme le suivrait-il sur son étroite lyre ? Son esprit se bifurque. Au carrefour de deux Chemins du cœur il n’est nul temple d’Apollon. Le chant que tu enseignes n’est point désir : ni un espoir, enfin comblé, de prétendant. Chanter c’est être. C’est au dieu facile. Mais […]

Auteur
Rainer Maria Rilke
Recueil
Quatrains Valaisans

Un Rose Mauve Dans Les Hautes Herbes

Un rose mauve dans les hautes herbes, un gris soumis, la vigne alignée Mais au-dessus des pentes, la superbe d’un ciel qui reçoit, d’un ciel princier. Ardent pays qui noblement s’étage vers ce grand ciel qui noblement comprend qu’un dur passé à tout jamais s’engage à être vigoureux et vigilant.

Auteur
Rainer Maria Rilke
Recueil
Poèmes À La Nuit

Un Tel Souffle, Ne L’ai-je Pas Puisé Au Flux Des Minuits

Extrait Un tel souffle, ne l’ai-je pas puisé au flux des minuits, pour l’amour de toi, afin que tu vinsses un jour ? Parce que j’espérais apaiser ton visage par des splendeurs à la force presque intacte, une fois que dans l’infini de ce que j’en suppose il reposerait en face du mien. Sans bruit, […]

Auteur
Rainer Maria Rilke
Recueil
Sonnets À Orphée

Un Temple Dans L’ouïe

Lors s’éleva un arbre. O pure élévation ! O c’est Orphée qui chante ! O grand arbre en l’oreille ! Et tout se tut. Mais cependant ce tu lui-même fut commencement neuf, signe et métamorphose. De la claire forêt comme dissoute advinrent hors du gîte et du nid des bêtes de silence; et lors il […]

Auteur
Rainer Maria Rilke
Recueil
Les Roses

Une Rose Seule, C’est Toutes Les Roses

Une rose seule, c’est toutes les roses et celle-ci : l’irremplaçable, le parfait, le souple vocable encadré par le texte des choses. Comment jamais dire sans elle ce que furent nos espérances, et les tendres intermittences dans la partance continuelle.