Auteur
Albert Mérat
Recueil
L'Adieu

Ce Qui M’arrive Est Affreux

Ce qui m’arrive est affreux :

Elle est morte, je l’enterre.

L’adieu fut très douloureux ;

Mais je commence à me taire.

J’ai, comme on jette des fleurs

Sur les blancs cercueils des mortes,

Versé sur elle des pleurs

Et des fleurs de toutes sortes.

Je demeure seul, hélas !

Avec ma mélancolie.

— Voici venir les lilas

Dont le parfum dit : oublie.