Auteur
Albert Mérat
Recueil
L'Adieu

En Vain Ma Force Se Roidit

En vain ma force se roidit.

C’est bien fini : je l’ai revue.

Elle était gaie. On aurait dit

Que je ne l’avais pas connue.

Quel changement subit et grand

Pourquoi suis-je resté le même ?

Son beau visage indifférent

Est à peine celui que j’aime,

Puisse l’oubli venir pour moi

De la douce vie ancienne !

— Ou bien, par une juste loi,

Qu’elle, un jour aussi, se souvienne !