Non, Tu Ne M’as Rien Emporté

Non, tu ne m’as rien emporté !

C’est encor moi qui te possède ;

J’ai gardé toute ta beauté ;

A nul autre je ne te cède !

Écoute ! L’homme à qui tes bras

Ouvrent le ciel de tes caresses,

Quoi qu’il fasse, ne t’aura pas,

Ô la plus belle des maîtresses !

J’ai mis à l’abri mes trésors

Comme un avare statuaire ;

Et la merveille de ton corps

A mon âme pour sanctuaire.