Auteur
Marc Papillon De Lasphrise
Recueil
L'Amour Passionnée De Noémie

M’amour, Tu As Trahi Ma Jeunesse Peu Caute

M’amour, tu as trahi ma jeunesse peu caute. Je brûle t’oeilladant, certes je n’en puis plus ! Vois ma couleur changeante et vois mes sens émus, Je suis près du péril de l’agréable faute. Je ne quiers si tu es papiste ou huguenote, Amour n’a point de loi. Malheureux sont tenus Ceux qui ne sont […]

Auteur
Marc Papillon De Lasphrise
Recueil
L'Amour Passionnée De Noémie

Ô Belle Noémie, Approche, Embrasse-moi

Ô belle Noémie, approche, embrasse-moi, Et ne m’allègue plus ma sainte ardeur éprise, Disant que je m’en aille à Théophile exquise A qui j’offris mes voeux premièrement qu’à toi. Je me fâche vraiment de ce double renvoi Qui fraude les loyers de ma brave entreprise : Le grand Prince use ainsi d’une feinte remise Pour […]

Auteur
Marc Papillon De Lasphrise
Recueil
L'Amour Passionnée De Noémie

Qu’en Dites-vous, Mon Coeur ? Je Vous Prie De Le Dire

Qu’en dites-vous, mon Coeur ? Je vous prie de le dire. Quoi ? vous rêvez, ce semble, ô quelle étrange humeur ! Mais ce beau teint changeant m’avant-court un bonheur, Et ce vent tremblotant qui doucement soupire. Las ! ce bel oeil baissé, dont le jour se retire, Pourrait bien messager quelque étrange douceur : […]

Auteur
Marc Papillon De Lasphrise
Recueil
L'Amour Passionnée De Noémie

Quoi ! Qu’est-ce Que Ceci ? Ma Mignonne, Es-tu Folle ?

Quoi ! qu’est-ce que ceci ? ma mignonne, es-tu folle ? Ne te moques-tu point ? penses-tu apaiser L’audace de mon feu par un simple baiser, D’un gracieux regard, d’une douce parole ? Ni pour la compagnie, il faut que je t’accole. Ne crains qu’on le découvre, on ne peut l’aviser, Selon qu’il me plaît […]

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Marc Papillon De Lasphrise
Recueil
L'Amour Passionnée De Noémie

Sur Ses Ailes, Amour, D’un Vol Plein De Vitesse

Sur ses ailes, Amour, d’un vol plein de vitesse, Sans donner à mon âme un moment de repos, Plus vite qu’un dauphin qui traverse les flots, Me transporte haut-volant vers ma chaste déesse. Jamais de tel randon* des aquilons la presse, Franchissant à l’envi d’Amphitrite les sauts, Si raide n’élança par le glacis des eaux […]

Auteur
Marc Papillon De Lasphrise
Recueil
L'Amour Passionnée De Noémie

Comme Un Corps Féminin Que La Mère Nature

Comme un corps féminin que la mère Nature N’a point favorisé de présent gracieux S’efforce vainement, d’un art industrieux, A vouloir déguiser sa première figure, Ainsi l’illustre honneur par qui ma vie endure, Sans être atteint du dard du premier né des dieux, S’ombre inutilement pour complaire à mes yeux, Car la bonne amitié n’a […]

Auteur
Marc Papillon De Lasphrise
Recueil
L'Amour Passionnée De Noémie

Ha Dieu ! Que J’ai De Bien Alors Que Je Baisotte

Ha Dieu ! que j’ai de bien alors que je baisotte Ma jeune folion dedans un riche lit Ha Dieu ! que j’ai de bien en ce plaisant conflit, Perdant mon plus beau sang par une douce flotte. Ha Dieu ! que j’ai de bien lorsque je la mignotte, Lorsque je la chatouille, et lorsqu’elle […]

Auteur
Marc Papillon De Lasphrise
Recueil
L'Amour Passionnée De Noémie

Je L’oeilladais Mi-nue, Échevelée

Je l’oeilladais mi-nue, échevelée, Par un pertuis dérobé finement, Mon coeur battait d’un tel débattement Qu’on m’eût jugé comme en peur déréglée. Or’ j’étais plein d’une ardeur enflammée, Ore de glace en ce frissonnement. Je fus ravi d’un doux contentement, Tant que ma vie en fut toute pâmée. Là follâtrait le beau soleil joyeux, Avec […]

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Marc Papillon De Lasphrise
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L'Amour Passionnée De Noémie

Je Penserai Plutôt La Mer Non Variable

Je penserai plutôt la mer non variable, Le beau printemps sans fleurs, le mois d’août sans moissons, Le froidureux hiver sans neige, sans glaçons, Et le pauvre idiot avisément croyable. Je penserai plutôt le bonheur abhorrable, L’automne sans fruitage, et sans nulles boissons, Le monde sans envie, et la mer sans poissons, Que je pensasse […]

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Marc Papillon De Lasphrise
Recueil
L'Amour Passionnée De Noémie

La Honte À L’oeil Baissé Ne Me Fera Point Taire

La honte à l’oeil baissé ne me fera point taire, Je ne craindrai l’orgueil du causeur affeté, Je ne me cacherai pour n’être fréquenté, Laissant la sainte Amour qui ne me veut complaire. Je connais maintenant mon humeur téméraire, C’est trop pour un mortel qu’une Divinité, J’aimerai comme humain la douce humanité, Dont l’invincible mort […]