Skip to content

Auteur : Anna de Noailles

Tu Sais, Je N’étais Pas Modeste

Tu sais, je n’étais pas modeste, Je n’ignorais pas les sommets Où je vivais, puissante, agreste; Rêveuse, universelle, — mais J’ai soudain vu sur ton visage Un clair et vivant paysage, Où, morne, insensible, lassé, Tu m’as défendu de passer

Voix Intérieure

Mon âme, quels ennuis vous donnent de l’humeur ? Le vivre vous chagrine et le mourir vous fâche. Pourtant, vous n’aurez point au monde d’autre tâche Que d’être objet qui vit, qui jouit et qui meurt. Mon âme, aimez la vie, auguste, âpre ou futile, Aimez tout le labeur et…