Skip to content

Auteur : Georges De Scudéry

La Belle Égyptienne

Sombre divinité, de qui la splendeur noire Brille de feux obscurs qui peuvent tout brûler : La neige n’a plus rien qui te puisse égaler, Et l’ébène aujourd’hui l’emporte sur l’ivoire. De ton obscurité vient l’éclat de ta gloire, Et je vois dans tes yeux, dont je n’ose parler, Un…

La Nymphe Endormie

Vous faites trop de bruit, Zéphire, taisez-vous, Pour ne pas éveiller la belle qui repose ; Ruisseau qui murmurez, évitez les cailloux, Et si le vent se tait, faites la même chose. Mon coeur sans respirer, regardons à genoux Sa bouche de corail, qui n’est qu’à demi close, Dont l’haleine…

L’automne

Ô Saison bienfaisante, aimable et douce Automne, Toi que le Soleil voit d’un regard tempéré ; Toi qui par les présents, que ta faveur nous donne, Fais arriver un bien, qu’on a tant espéré. Ce riche amas de fruits, dont ton front se couronne, Rend par tous nos Hameaux, ton…

Le Printemps

Enfin la belle Aurore, a tant versé de pleurs, Que l’aimable Printemps nous fait revoir ses charmes ; Il peint en sa faveur, les herbes et les fleurs, Et tout ce riche Émail, est l’effet de ses larmes. Cibèle que l’Hiver accablait de douleurs, Et qui souffrait des vents les…

L’été

Environné de feux, et couvert de lumière, Tu sors de l’Océan, Astre de l’Univers ; Et des premiers rayons, de ta clarté première, Tu m’échauffes l’esprit, et m’inspires ces Vers. Tu brilles de splendeur ; tu brûles toutes choses ; Les Vallons les plus frais, en vain t’ont résisté Tu…

L’hiver

L’Air paraît tout obscur ; la clarté diminue ; Les arbres sont tous nus ; les ruisseaux tous glacés ; Et les rochers affreux, sur leurs fronts hérissés, Reçoivent cet amas, qui tombe de la Nue. Tout le Ciel fond en eau ; la grêle continue ; Des vents impétueux,…

Sur La Mort D’une Dame

Quoi, les Dieux meurent donc ! Et tant de rares choses N’ont pu sauver Procris de l’effroi du tombeau ! Sa noirceur éteignant ce lumineux flambeau, Nous en voyons l’effet, sans en savoir les causes. Lugubres changements, tristes métamorphoses, Que nous avait prédit un funeste corbeau ; Tout l’univers en…

Sur Un Songe

Ô prodige étonnant et difficile à croire, Enfin je vois Philis, sans haine, et sans orgueil ; Après un long combat, j’emporte la victoire, Et l’on voit mon triomphe, au bord de mon cercueil. Ses yeux tout rayonnants de splendeur et de gloire, Comme un faible nuage ont dissipé mon…