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Auteur : Jean-Antoine De Baïf

Du Printemps

Gentil tertre élevé sur la blanche poitrine, Tétin bien arrondi, je sais bien, sur, ma foi, Que tu as bien raison de te plaindre de moi, Qui n’ai onc contemplé ta blancheur ivoirine ! Tétin, chevet d’amour, dont la rondeur poupine Éveille l’appétit d’un doux je ne sais quoi, Permets…

Ô Ma Belle Rebelle

A Valentin Girod. Une confusion de sons, de feux et d’ailes, Où flottent des parfums de lys et d’orangers ; Une Vierge s’avance à pas fins et légers Sous un chapeau fleuri de claires asphodèles. Un doux peuple d’enfants heureux de se voir nus, S’ébat dans la rivière où la…

La Rose

(extraits) … Ils vont toujours. L’horizon s’ouvre immense, Il se gonfle, il se perd, et toujours recommence ; Confus, inépuisable, il s’enfuit, reculant L’orageuse étendue au flot étincelant. Et les monts sur les monts s’accumulent sans cesse ; Le haut plateau succède au plateau qui s’abaisse, Bordant de ces créneaux…

À Meline

Mais à qui mieux pourroyje presenter Ces petits chants, qu’à toy, douce Meline, Mon Eraton, qui la fureur divine Souflas en moy, qui me les fit chanter ? Tu m’i verras une foix enchanter De ta rigueur le souci qui me mine Une autre fois en ta douceur benine Tu…

Depuis Qu’amour Ma Poitrine Recuit

Si la mort n’est que séparation D’âme et de corps, et que la connaissance De Dieu s’acquiert par élévation D’esprit, laissant corporelle alliance, Entre la mort et vie différence De Marguerite aucune ne peut être, Sinon que, morte, a parfaite science De ce que, vive, eût bien voulu connaître.

De Rose

Puisque làbas s’entr’ouvre une porte vermeille, Puisque l’aube blanchit le bord de l’horizon, Pareille au serviteur qui le premier s’éveille Et, sa lampe à la main, marche dans la maison, Puisqu’un blême rayon argente la fontaine, Puisqu’à travers les bois l’immense firmament Jette une lueur pâle et calme que la…