L’île Belle

Vos voiles et vos étoles,

Si douce,

Me frissonnent et oserais-je

m’émoussent ?Vous oisive et vous active,

Idem,

le ballet de votre intense vie,

parsème,

sur mon esprit, mon épiderme,

chaos,

anarchie,

pulsions folles et indicibles quêtes

de votre présence, de tout votre être.

Ainsi est-ce ma vie,

Madame,

Depuis votre entrée ici,

Chère âme,

Depuis que vous mêlez votre existence,

Vos impertinences,

A ma trouble vie de poète las,

Chercheur hébété de beautés envoutantes

Terriblement porté à vous, toujours, chaque jour,

quel que soit le verglas,

Quelles que soient les épreuves qui me hantent.