Dormeuse-étoile Ou Les Pillards De La Mer

Oh ! qu’une, d’Ellemême, un beau soir, sût venir,
Ne voyant que boire à Mes Lèvres ! où mourir….

Je m’enlève rien que d’y penser ! Quel baptême
De gloire intrinsèque, attirer un ‘ je vous aime ‘ !

(L’attirer à travers la société, de loin,
Comme l’aimant la foudre; un ‘, deux ! ni plus, ni moins.

Je t’aime ! comprendon ? Pour moi tu n’es pas comme
Les autres ; jusqu’ici c’était des messieurs, l’Homme….

Ta bouche me fait baisser les yeux ! et ton port
Me transporte ! (et je m’en découvre des trésors….)

Et c’est ma destinée incurable et dernière
D’épier un battement à moi de tes paupières !

Oh ! je ne songe pas au reste ! J’attendrai,
Dans la simplicité de ma vie faite exprès …..

Te diraije au moins que depuis des nuits je pleure,
Et que mes parents ont bien peur que je n’en meure?…

Je pleure dans des coins ; je n’ai plus goût à rien ;
Oh ! j’ai tant pleuré, dimanche, en mon paroissien !

Tu me demandes pourquoi Toi ? et non un autre….
Je ne sais ; mais c’est bien Toi, et point un autre !

J’en suis sûre comme du vide de mon cœur,
Et…. comme de votre air mortellement moqueur…

Ainsi, elle viendrait, évadée, demimorte,
Se rouler sur le paillasson qu’est à ma porte !

Ainsi, elle viendrait à Moi ! les Yeux bien fous !
Et elle me suivrait avec cet air partout !

La Rose Noir

Mondes qui, chaque soir, à mes regards ravis
Publiez la grandeur du Créateur suprême,
Passezvous les premiers dans un lointain extrême,
Ou d’autres sontils morts, que vous avez suivis ?
A d’implacables lois êtesvous asservis ?
La route parcourue estelle encor la même ?
Et, comme les fleurons autour d’un diadème,
Rayonnezvous autour des célestes parvis ?
Estil parfois chez vous un coeur qui s’apitoie ?
Estil un gueux qui pleure, un riche qui festoie ?
O mondes éclatants, vos sentiers sontils vieux ?
Nous cherchezvous aussi dans votre impatience ?
Direzvous vos secrets, un jour, à la science,
Ou faudratil mourir pour vous connaître mieux ?