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11 Mon Pas, Sur La Route D’automne

Mon pas, sur la route d’automne,

Berce la chanson des adieux

Au rythme monotone

De la plaine grise et des cieux;
Je me sens si fort et si leste

Que je marche au son de mes pas,

Entre le double geste

Balancé de mes bras;
Ma pensée monte, lente,

Comme l’étoile du soir

Et je ne sais si je chante

La certitude ou l’espoir;
Tant ma jeunesse fut ivre

De ce grand rêve hasardeux

Et du poème de vivre

A sa guise, au soleil de Dieu,
Et tant mon rêve est sage

De cette folie éternelle,

Et tant est belle la page

Qui s’ouvre dans le ciel

1899