À M’avouer Pour Son Amant

Albert Mérat


A m’avouer pour son amant

Il faudra bien qu’on s’habitue.

— Du marbre pur, rose et charmant.

J’ai fait jaillir une statue.

J’ai taillé le bloc de façon

Que ma main s’y puisse connaître ;

Et l’on doit garder le soupçon

Que je demeurerai son maître.

Des bras pourront la posséder

Et fléchir sous sa blanche étreinte ;

Nul œil jaloux la regarder,

Sans qu’il y trouve mon empreinte !