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Astres Cruels, Et Vous Dieux Inhumains

Astres cruels, et vous dieux inhumains,

Ciel envieux, et marâtre nature,

Soit que par ordre ou soit qu’à l’aventure

Voise le cours des affaires humains,
Pourquoi jadis ont travaillé vos mains

A façonner ce monde qui tant dure ?

Ou que ne fut de matière aussi dure

Le brave front de ces palais romains ?
Je ne dis plus la sentence commune,

Que toute chose au-dessous de la lune

Est corrompable et sujette à mourir :
Mais bien je dis (et n’en veuille déplaire

A qui s’efforce enseigner le contraire)

Que ce grand Tout doit quelquefois périr.