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C’est Pour T’avoir Vue

C’est pour t’avoir vue

penchée à la fenêtre ultime,

que j’ai compris, que j’ai bu

tout mon abîme.
En me montrant tes bras

tendus vers la nuit,

tu as fait que, depuis,

ce qui en moi te quitta,

me quitte, me fuit
Ton geste, fut-il la preuve

d’un adieu si grand,

qu’il me changea en vent,

qu’il me versa dans le fleuve ?