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Chanson D’exil

Triste exilé, qu’il te souvienne

Combien l’avenir était beau,

Quand sa main tremblait dans la tienne

Comme un oiseau,

Et combien ton âme était pleine

D’une bonne & douce chaleur,

Quand tu respirais son haleine

Comme une fleur.

Mais elle est loin, la chère idole,

Et tout s’assombrit de nouveau ;

Tu sais qu’un souvenir s’envole

Comme un oiseau ;

Déjà l’aile du doute plane

Sur ton âme où naît la douleur ;

Et tu sais qu’un amour se fane

Comme une fleur.