La Mouette

Alphonse Beauregard


Aux coups de feu la mouette

N’a pas changé de chemin,

Et sa brune silhouette

Sur le ciel rose et carmin

Se découpe nette.

Par le seul appui du vent

Majestueuse elle plane,

Puis doucement, doucement,

Dans la brume diaphane

S’incline en avant :

Et glisse de telle sorte,

Qu’elle va choir où l’on voit

L’horizon fermer sa porte.

Elle baisse, baisse et choit.

La mouette est morte.