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L’aurai-je Exprimé, Avant De M’en Aller

L’aurai-je exprimé, avant de m’en aller,

ce coeur qui, tourmenté, consent à être ?

Étonnement sans fin, qui fus mon maître,

jusqu’à la fin t’aurai-je imité ?
Mais tout surpasse comme un jour d’été

le tendre geste qui trop tard admire ;

dans nos paroles écloses, qui respire

le pur parfum d’identité ?
Et cette belle qui s’en va, comment

la ferait-on passer par une image ?

Son doux ruban flottant vit davantage

que cette ligne qui s’éprend.