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Le Val Des Ronces

Quand on arrive au Val des Ronces

On l’inspecte, le coeur serré,

Ce gouffre épineux, bigarré

De rocs blancs qu’un torrent noir ponce.
Partout, sous ce tas qui s’engonce,

Guette un dard, toujours préparé,

Qui, triangulaire, acéré,

Si peu qu’il vous pique, s’enfonce.
S’y risquer ? le sourcil se fronce !

En sort-on, une fois entré ?

Qu’on appelle ? pas de réponse

C’est si loin, si seul, si muré !
Puis, ce fouillis démesuré

Innombrablement vous dénonce

Ces aspics, dont du rouge fonce

Le jaunâtre et le mordoré

On n’est pas du tout rassuré

Quand on arrive au Val des Ronces !