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Les Dimanches

Les dimanches, les bois sont aux vêpres.

Dansera-t-on sous les hêtres ?

Je ne sais Qu’est-ce que je sais ?

Une feuille tombe de la croisée

C’est tout ce que je sais ..
L’église. On chante. Une poule.

La paysanne a chanté, c’est la fête.

Le vent dans l’azur se roule.

Dansera-t-on sous les hêtres ?

Je ne sais pas. Je ne sais.
Mon cœur est triste et doux

Dansera-t-on sous les hêtres ?

Mais tu sais bien que, les dimanches, les bois sont aux vêpres.
Penser cela, est-ce être poète ?

Je ne sais pas. Qu’est-ce que je sais ?

Est-ce que je vis ? Est-ce que je rêve ?
Oh ! ce soleil et ce bon, doux, triste chien

Et la petite paysanne

à qui j’ai dit : vous chantez bien
Dansera-t-elle sous les hêtres ?

Je voudrais être, voudrais être

celui qui lentement laisse tomber,

comme un arbre ses baies,

ca tristesse pareille, sa tristesse

pareille aux bois qui sont aux vêpres.