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L’hirondelle

Je marchais je cherchais quelque doux raccourci

Pour, au clocher voisin, arriver la première.

Le vieux berger, au front plus jaune qu’un souci,

M’a dit, quand je suivais une rose trémière :
 » Ne prenez pas par là et prenez par ici

Ici, c’est le chemin là-bas, c’est la rivière  »

Mais, plus vive que moi et semblant comme un cri

S’élancer de mon cœur et du cœur de la terre,
L’hirondelle dit au berger :

 » Ah ! qu’importe de voyager

Par l’onde ou parmi les luzarches ;
Tout élan conduit aux lumières

Et Pascal a dit : Les rivières

Ne sont que des chemins qui marchent ! «