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Ô Mal Non Mal Qui Doucement M’oppresses !

Une foule d’amants, que chez vous on tolère,
De vos facilités cherche à s’avantager ;
La patience même en serait en colère,
Etesvous un butin qu’il faille partager ?

N’avezvous rien à craindre, et rien à ménager ?
Quoi ! tous également attendent leur salaire
Avezvous résolu de me faire enrager
A force de vouloir éternellement plaire ?

Enfin, si je suis las de ce que cent rivaux
Se disputent le prix qu’on doit à mes travaux,
Vous devez l’être aussi de ce qu’on en caquette

Votre honneur est en proie aux escrocs, aux filous
Et si vous excellez en l’art d’être coquette,
Je n’excelle pas moins en l’art d’être jaloux.