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Respirer, Invisible Poème

Respirer, invisible poème.

Toujours autour de moi,

d’espace pur échange. Contrepoids

où rythmiquement m’accomplit mon haleine.
Unique vague dont je sois

la mer progressive ;

plus économe de toutes les mers possibles, —

gain d’espace.
Combien de ces lieux innombrables

étaient déjà en moi ? Maints vents

sont comme mon fils.
Me reconnais-tu, air, encore plein de lieux miens tantôt ?

Toi qui fus l’écorce lisse,

la courbe et la feuille de mes mots.