Rue Aubry-le-boucher (en Démolition)

Rue Aubry-le-Boucher on peut te foutre en l’air,

Bouziller tes tapins, tes tôles et tes crèches

Où se faisaient trancher des sœurs comaco blèches

Portant bavette en deuil sous des nichons riders.
On peut te maquiller de béton et de fer

On peut virer ton blaze et dégommer ta dèche

Ton casier judiciaire aura toujours en flèche

Liabeuf qui fit risette un matin à Deibler.
À Sorgue, aux Innocents, les esgourdes m’en tintent.

Son fantôme poursuit les flics. Il les esquinte.

Par vanne ils l’ont donné, sapé, guillotiné
Mais il décarre, malgré eux. Il court la belle,

Laissant en rade indics, roussins et hirondelles,

Que de sa lame Aubry tatoue au raisiné.

Maréchal Ducono

Maréchal Ducono se page avec méfiance,

Il rêve à la rebiffe et il crie au charron

Car il se sent déja loquedu et marron

Pour avoir arnaqué le populo de France.
S’il peut en écraser, s’étant rempli la panse,

En tant que maréchal à maousse ration,

Peut-il être à la bonne, ayant dans le croupion

Le pronostic des fumerons perdant patience ?
À la péter les vieux et les mignards calenchent,

Les durs bossent à cran et se brossent le manche:

Maréchal Ducono continue à pioncer.
C’est tarte, je t’écoute, à quatre-vingt-six berges,

De se savoir vomi comme fiotte et faux derge

Mais tant pis pour son fade, il aurait dû clamser

Minute !

Tu dis vrai quand tu dis qu’ils rembarquent la chtouille

Au pays où l’on cache avec un élastic.

Que déhotent leurs crocs, que valdinguent leurs douilles,

Ils se piquouseront, en gruingue, à l’arsenic.
Mais tu te gourres si tu crois que leur andouille,

Un chouïa, seulement, morfila de vrais crics.

Des boudins, je te dis, panèrent ces panouilles,

Des veaux à faire aller, au refile, un indic.
Ils vont droit aux pétards écumants de vérole,

Ils se croient des caïds, ce sont des branquignoles,

Pour se faire plomber raquant en michetons.
Ils n’ont pas eu nos sœurs, ils n’ont pas eu nos dames,

Ce n’est pas leurs bécots qui leur donnent la rame

Mais de se répéter  » Nous sommes les vrais cons. « 

Petrus D’aubervilliers

Parce qu’il est bourré d’aubert et de bectanse

L’auverpin mal lave, le baveux des pourris

Croit-il encor farcir ses boudins par trop rances

Avec le sang des gars qu’on fusille à Paris ?
Pas vu ? Pas pris ! Mais il est vu, donc il est frit,

Le premier bec de gaz servira de potence.

Sans préventive, sans curieux et sans jury

Au demi-sel qui nous a fait payer la danse.
Si sa cravate est blanche elle sera de corde.

Qu’il ait des roustons noirs ou bien qu’il se les morde,

Il lui faudra fourguer son blaze au grand pégal.
Il en bouffe, il en croque, il nous vend, il nous donne

Et, à la Kleberstrasse, il attend qu’on le sonne

Mais nous le sonnerons, nous, sans code pénal.

Le Frère Au Pétard

À Pantin la verdure a pu traîner ses grolles,

Tas de branques farcis de bobards à la noix,

A force de calter s’atigent leurs guibolles

Et, pour roter pardon, ils n’auront plus de voix.
Au train onze on verra s’esbigner les mariolles

Quand nous aurons condé de crécher dans nos bois

Et renifleront au rif des roubignolles

Le nazi dont les sœurs ont payé leurs exploits.
Ils pourront déflaquer au barbu conjugal,

Le bide enflé leur régulière aura grand mal

À vêler les lardons qui porteront leur blaze.
Une chose est cherrer, une autre aller au pieu,

Et les meilleurs cherreurs viennent toujours au lieu

Où plus fortiche attend et leur bouffe le naze.

Le Bon Bouillon

Le grand sorcier peut bien bonir pour les moujinques

La paix ! Le pet ! pour le gnière aux tifs pointus.

Les vingt-deux sont sonnés, vla les flics ! vla la trinque !

C’est deux fois l’heure du bouillon pour le têtu.
Car à Wagram, à la Popinque ou aux Vertus

Il n´est pas un fauché pour endosser son drinke,

Il faudrait être cloche ou fada ou tordu

Pour mettre un seul linvé sur les hitlo-germinques.
Hitler, mon patelin te porte au sinoqué.

Tu l’as voulu, tu l’auras pas, tu vas raquer,

Tu ne t’en iras pas en faisant Charlemagne.
Car, frère mironton, si tu vas au pétard

Tu peux te suicider, à la dure, au pétard,

Mais je crois que plutôt tu en tiens pour le bagne.

Frères Mirontons

Pour le rond, pour le dix et pour la terre jaune,

Une chiée à la dent, mais j’ai l’estomme en vrac

À les imaginer, deux par deux, cul à trac

La dossière et le zob à la mode d’Ancône.
Tel empapahouta chez nous demande aumône

Aux louchébems ou aux sergots ou même aux macs,

Tels autres sont mordus pour des girons, des jacks

Pour un télégraphiste, enfin pour un beau môme,
Les frères mirontons n’en demandent pas tant,

La ficelle, elle seule, émeut leur palpitant,

Par discipline ils se font donc dorer la rose.
Passe encor de se faire emmancher par un dur

Ou d’aller au petit d’un mignon, d’un pas mûr,

Mais pour l’Oberleutnant se défoncer le prose !

À Pierrot Les Grandes Feuilles Sur Le Fait Des « Dieux Verts »

Pierrot tu jactes bien et, verts comme des dos,

Tes sacrés nom de dieu de Bons Dieux ont la touche

Qui chante à ma mousmée. Elle en rote, elle en louche

Elle en jouit dans sa loque et palpite du pot.
Quant à moi, pour le gringue ayant peu d’à-propos,

Ne m’en ressentant pas pour enculer des mouches,

Je la boucle en serrant ma pipe entre les touches

Mais j’estime tes Grecs des durs et des francos.
La mère Guette-au-Trou qui depuis trente berges

Fait son blé des bitards enfournés par nos verges

Peut s’habiller. Jamais les sœurs qui font le tas
Ne pourront chier des mecs comme ceux dont tu causes

Autant pisser du pive ou dégraisser son prose

D’un colombin doré reniflant les lilas.