Voyage Du Silence

Voyage du silence

De mes mains à tes yeux
Et dans tes cheveux

Où des filles d’osier

S’adossent au soleil

Remuent les lèvres

Et laissent l’ombre à quatre feuilles

Gagner leur cœur chaud de sommeil.

Plus C’était Un Baiser

Plus c’était un baiser

Moins les mains sur les yeux

Les halos de lumière

Aux lèvres de l’horizon

Et des tourbillons de sang

Qui se livraient au silence.

Rouge Amoureuse

Rouge amoureuse

Pour prendre part à ton plaisir

Je me colore de douleur.
J’ai vécu tu fermes les yeux

Tu t’enfermes en moi

Accepte donc de vivre.
Tout ce qui se répète est incompréhensible

Tu nais dans un miroir

Devant mon ancienne image.

Ses Yeux Sont Des Tours De Lumière

Ses yeux sont des tours de lumières

Sous le front de sa nudité.
À fleur de transparence

Les retours de pensées

Annulent les mots qui sont sourds.

Elle efface toutes les images

Elle éblouie l’amour et ses ombres rétives

Elle aime — elle aime à s’oublier.

Si Calme La Peau Grise Éteinte Calcinée

Si calme la peau grise éteinte calcinée

Faible de la nuit prise dans ses fleurs de givre

Elle n’a plus de la lumière que les formes.
Amoureuse cela lui va bien d’être belle

Elle n’attend pas le printemps.
La fatigue la nuit le repos le silence

Tout un monde vivant entre des astres morts

La confiance dans la durée

Elle est toujours visible quand elle aime.

Une Brise De Danses

Une brise de danses

Par une route sans fin

Les pas des feuilles plus rapides

Les nuages cachent ton ombre.
La bouche au feu d’hermine

À belles dents le feu

Caresse couleur de déluge

Tes yeux chassent la lumière.
La foudre rompt l’équilibre

Les fuseaux de la peur

Laissent tomber la nuit

Au fond de ton image.

Mon Amour Pour Avoir Figuré Mes Désirs

Mon amour pour avoir figuré mes désirs

Mis tes lèvres au ciel de tes mots comme un astre

Tes baisers dans la nuit vivante

Et le sillage des tes bras autour de moi

Comme une flamme en signe de conquête

Mes rêves sont au monde

Clairs et perpétuels.
Et quand tu n’es pas là

Je rêve que je dors je rêve que je rêve.

Où La Vie Se Contemple Tout Est Submergé

Où la vie se contemple tout est submergé

Monté les couronnes d’oubli

Les vertiges au cœur des métamorphoses

D’une écriture d’algues solaires

L’amour et l’amour.
Tes mains font le jour dans l’herbe

Tes yeux font l’amour en plein jour

Les sourires par la taille

Et tes lèvres par les ailes

Tu prends la place des caresses

Tu prends la place des réveils.

La Terre Est Bleue

La terre est bleue comme une orange

Jamais une erreur les mots ne mentent pas

Ils ne vous donnent plus à chanter

Au tour des baisers de s’entendre

Les fous et les amours

Elle sa bouche d’alliance

Tous les secrets tous les sourires

Et quels vêtements d’indulgence

À la croire toute nue.
Les guêpes fleurissent vert

L’aube se passe autour du cou

Un collier de fenêtres

Des ailes couvrent les feuilles

Tu as toutes les joies solaires

Tout le soleil sur la terre

Sur les chemins de ta beauté.

L’aube Je T’aime

L’aube je t’aime j’ai toute la nuit dans les veines

Toute la nuit je t’ai regardée

J’ai tout à deviner je suis sûr des ténèbres

Elles me donnent le pouvoir

De t’envelopper

De t’agiter désir de vivre

Au sein de mon immobilité

Le pouvoir de te révéler

De te libérer de te perdre

Flamme invisible dans le jour.
Si tu t’en vas la porte s’ouvre sur le jour

Si tu t’en vas la porte s’ouvre sur moi-même.

Le Front Aux Vitres

Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin

Ciel dont j’ai dépassé la nuit

Plaines toutes petites dans mes mains ouvertes

Dans leur double horizon inerte indifférent

Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin

Je te cherche par delà l’attente

Par delà moi même

Et je ne sais plus tant je t’aime

Lequel de nous deux est absent.

Le Mensonge Menaçant

Le mensonge menaçant les ruses dures et glissantes

Des bouches au fond des puits des yeux au fond des nuits

Et des vertus subites des filets à jeter au hasard

Les envies d’inventer d’admirables béquilles

Des faux des pièges entre les corps entre les lèvres

Des patiences massives des impatiences calculées

Tout ce qui s’impose et qui règne

Entre la liberté d’aimer

Et celle de ne pas aimer

Tout ce que tu ne connais pas.

Les Corbeaux Battent La Campagne

Les corbeaux battent la campagne

La nuit s’éteint

Pour une tête qui s’éveille

Les cheveux blancs le dernier rêve

Les mains se font jour de leur sang
Une étoile nommée azur

Et dont la forme est terrestre
Folle des cris à pleine gorge

Folle des rêves

Folle aux chapeaux de sœur cyclone

Enfance brève folle aux grands vents

Comment ferais-tu la belle la coquette
Ne rira plus

L’ignorance l’indifférence

Ne révèlent pas leur secret

Tu ne sais pas saluer à temps

Ni te comparer aux merveilles

Tu ne m’écoutes pas
Mais ta bouche partage l’amour

Et c’est par ta bouche

Et c’est derrière la buée de nos baisers

Que nous sommes ensemble.