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Recueil : Langage Cuit

Vent Nocturne

Sur la mer maritime se perdent les perdus Les morts meurent en chassant des chasseurs dansent en rond une ronde Dieux divins ! Hommes humains ! De mes doigts digitaux je déchire une cervelle cérébrale. Quelle angoissante angoisse Mais les maîtresses maîtrisées ont des cheveux chevelus Cieux célestes terre terrestre…

Langage Cuit I

Ce vieillard encore violet ou orangé ou rose porte un pantalon en trompe d’éléphant. Mon amour jette-moi ce regard chaud où se lisent de blancs desseins ! Portrait au rallongé de nos âmes Parlerons-nous à cœur fermé et ce cœur sur le pied ? Où jouerons-nous toute la nuit à…

Langage Cuit Ii

d’une voix noire d’une voix maigre m’a séduite dans la nuit mince dans le jour des temps. Se vêtir d’un crêpe de chevelure la muse aux seins mourants. Et la voix ronde dit que la voie est esclave. Quelle lumière cuite ce jour-là !

L’asile Ami

Là ! L’Asie. Sol miré, phare d’haut, phalle ami docile à la femme, il l’adore, et dos ci dos là mille a mis ! Phare effaré la femme y résolut d’odorer la cire et la fade eau. L’art est facile à dorer : fard raide aux mimis, domicile à lazzi.…

Le Bonbon

Je je suis suis le le roi roi des montagnes j’ai de de beaux bobos beaux beaux yeux yeux il fait une chaleur chaleur j’ai nez j’ai doigt doigt doigt doigt à à chaque main main j’ai dent dent dent dent dent dent dent dent dent dent dent dent dent…

La Colombe De L’arche

Maudit ! soit le père de l’épouse du forgeron qui forgea le fer de la cognée avec laquelle le bûcheron abattit le chêne dans lequel on sculpta le lit où fut engendré l’arrière-grand-père de l’homme qui conduisit la voiture dans laquelle ta mère rencontra ton père. 14 novembre 1923

Idéal Maîtresse

Je m’étais attardé ce matin-là à brosser les dents d’un joli animal que, patiemment, j’apprivoise. C’est un caméléon. Cette aimable bête fuma, comme à l’ordinaire, quelques cigarettes, puis je partis. Dans l’escalier je la rencontrai.  » Je mauve « , me dit-elle et tandis que moi-même je cristal à pleine ciel-je…

Isabelle Et Marie

Isabelle rencontra Marie au bas de l’escalier :  » Tu n’es qu’une chevelure ! lui dit-elle. — et toi une main. — main toi-même, omoplate ! — omoplate ? c’est trop fort, espèce de sein ! — Langue ! dent ! pubis ! — œil ! — cils ! aisselle…

À Présent

J’aimai avec passion ces longues fleurs qui éclatai-je à mon entrée. Chaque lampe se transfigurai-je en œil crevé d’où coulai-je des vins plus précieux que la nacre et les soupirs des femmes assassinées. Avec frénésie, avec frénésie nos passions naquis-je et le fleuve Amazone lui-même ne bondis-je pas mieux. Écouté-je…

Au Mocassin Le Verbe

Tu me suicides, si docilement Je te mourrai pourtant un jour. Je connaîtrons cette femme idéale et lentement je neigerai sur sa bouche Et je pleuvrai sans doute même si je fais tard, même si je fais beau temps Nous aimez si peu nos yeux et s’écroulerai cette larme sans…

Chanson De Chasse

La chasseresse sans chance de son sein choie son sang sur ses chasselas chasuble sur ce chaud si chaud sol chat sauvage chat chat sauvage qui vaut sage chat sage ou sage sauvage laissez sécher les chasses léchées chasse ces chars sans chevaux et cette échine sans châle si sûre…

Cœur En Bouche

Son manteau traînait comme un soleil couchant et les perles de son collier étaient belles comme des dents. Une neige de seins qu’entourait la maison et dans l’âtre un feu de baisers. Et les diamants de ses bagues étaient plus brillants que des yeux.  » Nocturne visiteuse Dieu croit en…