Dernier Espoir

Il est un arbre au cimetière

Poussant en pleine liberté,

Non planté par un deuil dicté, –

Qui flotte au long d’une humble pierre.
Sur cet arbre, été comme hiver,

Un oiseau vient qui chante clair

Sa chanson tristement fidèle.

Cet arbre et cet oiseau c’est nous :
Toi le souvenir, moi l’absence

Que le temps qui passe recense

Ah, vivre encore à tes genoux !
Ah, vivre encor ! Mais quoi, ma belle,

Le néant est mon froid vainqueur

Du moins, dis, je vis dans ton coeur ?