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Recueil : Mélancolie

Ma Maison Est Assise Au Vent

Ma maison est assise au vent Dans une plaine sombre et nue Comme un tombeau pour un vivant Où s’agite ma chair menue. Les longs brouillards viennent frôler Au soir ma porte solitaire, Et je ne sais rien de la terre Que ma tristesse d’exilé. 1909

Souvent Le Coeur Qu’on Croyait Mort

Souvent le coeur qu’on croyait mort N’est qu’un animal endormi ; Un air qui souffle un peu plus fort Va le réveiller à demi ; Un rameau tombant de sa branche Le fait bondir sur ses jarrets Et, brillante, il voit sur les prés Lui sourire la lune blanche.