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Recueil : Poésie Et Vérité

Un Loup (2)

Le jour m’étonne et la nuit me fait peur L’été me hante et l’hiver me poursuit Un animal sur la neige a posé Ses pattes sur le sable ou dans la boue Ses pattes venues de plus loin que mes pas Sur une piste où la mort A les empreintes…

Un Loup (1)

La bonne neige le ciel noir Les branches mortes la détresse De la forêt pleine de pièges Honte à la bête pourchassée La fuite en flèche dans le cœur Les traces d’une proie atroce Hardi au loup et c’est toujours Le plus beau loup et c’est toujours Le dernier vivant…

N

I À quoi penses-tu ? Je pense au premier baiser que je te donnerai. II Baisers semblables aux paroles du rêveur Vous êtes au service des forces inventées. III Aux rues de petites amours Les murs finissent en nuit noire J’aime Et mes rideaux sont blancs. IV Sans éclat et…

Médieuse

La rosée la pluie la vague la barque La reine servante Médieuse La perle la terre Perle refusée terre consentante Le départ entre deux feux Le voyage sans chemins D’un oui à un autre oui Le retour entre les mains De la plus fine des reines Que même le froid…

Liberté

Sur mes cahiers d’écolier Sur mon pupitre et les arbres Sur le sable sur la neige J’écris ton nom Sur toutes les pages lues Sur toutes les pages blanches Pierre sang papier ou cendre J’écris ton nom Sur les images dorées Sur les armes des guerriers Sur la couronne des…

L’horizon Droit

Je porte un panier de mauvais réveil Oubli du repos fenêtre sévère La forme du corps la forme sans fard Et les mains bornées les folles déchues Je porte des mains à cueillir Décembre Pour m’en rassasier je crie mon chagrin À faire hurler avec moi les sourds Et les…

Couvre-feu

Que voulez-vous la porte était gardée Que voulez-vous nous étions enfermés Que voulez-vous la rue était barrée Que voulez-vous la ville était matée Que voulez-vous elle était affamée Que voulez-vous nous étions désarmés Que voulez-vous la nuit était tombée Que voulez-vous nous nous sommes aimés.

Du Dehors

La nuit le froid la solitude On m’enferma soigneusement Mais les branches cherchaient leur voie dans la prison Autour de moi l’herbe trouva le ciel On verrouilla le ciel Ma prison s’écroula Le froid vivant le froid brûlant m’eut bien en main.