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Recueil : Romances sans paroles

Walcourt

Paysages belges Briques et tuiles, Ô les charmants Petits asiles Pour les amants ! Houblons et vignes, Feuilles et fleurs, Tentes insignes Des francs buveurs ! Guinguettes claires, Bières, clameurs, Servantes chères À tous fumeurs ! Gares prochaines, Gais chemins grands… Quelles aubaines, Bons juifs errants !

Streets

I Dansons la gigue ! J’aimais surtout ses jolis yeux, Plus clairs que l’étoile des cieux, J’aimais ses yeux malicieux. Dansons la gigue ! Elle avait des façons vraiment De désoler un pauvre amant, Que c’en était vraiment charmant ! Dansons la gigue ! Mais je trouve encore meilleur Le…

Spleen

Les roses étaient toutes rouges Et les lierres étaient tout noirs. Chère, pour peu que tu ne bouges, Renaissent tous mes désespoirs. Le ciel était trop bleu, trop tendre, La mer trop verte et l’air trop doux. Je crains toujours, ce qu’est d’attendre ! Quelque fuite atroce de vous. Du…

Simples Fresques

1 La fuite est verdâtre et rose Des collines et des rampes Dans un demi-jour de lampes Que vient brouiller toute chose. L’or sur les humbles abîmes, Tout doucement s’ensanglante. Des petits arbres sans cimes Où quelque oiseau faible chante Triste à peine tant s’effacent Ces apparences d’automne, Toutes mes…

Paysages Belges

Briques et tuiles, O les charmants Petits asiles Pour les amants ! Houblons et vignes, Feuilles et fleurs, Tentes insignes Des francs buveurs ! Guinguettes claires, Bières, clameurs, Servantes chères A tous fumeurs ! Gares prochaines, Gais chemins grands Quelles aubaines, Bons juifs-errants !

Malines

Vers les prés le vent cherche noise Aux girouettes, détail fin Du château de quelque échevin, Rouge de brique et bleu d’ardoise, Vers les prés clairs, les prés sans fin Comme les arbres des féeries, Des frênes, vagues frondaisons, Êchelonnent mille horizons A ce Sahara de prairies, Trèfle, luzerne et…

L’ombre Des Arbres

L’ombre des arbres dans la rivière embrumée Meurt comme de la fumée, Tandis qu’en l’air, parmi les ramures réelles, Se plaignent les tourterelles. Combien, ô voyageur, ce paysage blême Te mira blême toi-même, Et que tristes pleuraient dans les hautes feuillées Tes espérances noyées ! Juin 1872.

Green

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous. Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux. J’arrive tout couvert encore de rosée Que le vent du…