Skip to content

Recueil : Vie, poésies et pensées de Joseph Delorme

Le Cénacle

Quand vous serez plusieurs réunis en mon nom, je serai avec vous. En ces jours de martyre et de gloire, où la hache Effaçait dans le sang l’impur crachat du lâche Sur les plus nobles fronts, Où les rhéteurs d’Athène et les sages de Rome Raillaient superbement les fils du…

Le Calme

Ma muse dort comme une marmotte de mon pays Comme il vous plaira, ma verve ; ce qu’il y a de sûr, c’est que je ne ferai rien sans vous. Ducis. Souvent un grand désir de choses inconnues, D’enlever mon essor aussi haut que les nues, De ressaisir dans l’air…

Le Dernier Vœu

 » Vous le savez, j’ai le malheur de ne pouvoir être jeune.  » Étienne Pivert de Senancour, Obermann. Vierge longtemps rêvée, amante, épouse, amie. Charmant fantôme, à qui mon enfance endormie Dut son premier réveil ; Qui bien des fois mêlas, jeune et vive Inconnue, À nos jeux innocents la…

Le Silence

Sonnet. Je ne suis pas de ceux pour qui les causeries, Au coin du feu, l’hiver, ont de grandes douceurs ; Car j’ai pour tous voisins d’intrépides chasseurs Rêvant de chiens dressés, de meutes aguerries, Et des fermiers causant jachères et prairies, Et le juge de paix avec ses vieilles…

Le Songe

Quand autrefois dans cette arène, Où tout mortel suit son chemin, En coureur que la gloire entraîne, Je m’élançais, l’âme sereine, Un flambeau brillant à la main ; Des Muses belliqueux élève, Quand je rêvais nobles assauts, Couronne et laurier, lyre et glaive, Étendards poudreux qu’on enlève, Baisers cueillis sous…

Les Rayons Jaunes

Les dimanches d’été, le soir, vers les six heures, Quand le peuple empressé déserte ses demeures Et va s’ébattre aux champs, Ma persienne fermée, assis à ma fenêtre, Je regarde d’en haut passer et disparaître Joyeux bourgeois, marchands, Ouvriers en habits de fête, au cœur plein d’aise ; Un livre…

Mes Livres

À mon ami Paul L (LE BIBLIOPHILE JACOB). Nunc veterum libris Horace. J’aime rimer et j’aime lire aussi. Lorsqu’à rêver mon front s’est obscurci, Qu’il est sorti de ma pauvre cervelle, Deux jours durant, une églogue nouvelle, Soixante vers ou quatre-vingts au plus, Et qu’au réveil, lourd encore et l’âme…